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  1. Pourquoi proposez-vous autant d'activités en phonétique ?
  2. Je viens de voir qu’il y a un CD audio inclus dans le guide pédagogique. A quoi sert-il ?
  3. Vous parlez de quatre activités langagières (compréhension de l’oral, production de l’oral, compréhension de l’écrit et production écrite). Dois-je travailler toutes les activités langagières au cours d’une séance ?
  4. Faut-il évaluer à la fin de chaque cours ?
Pourquoi proposez-vous autant d'activités en phonétique ?
Un enfant naît et vit dans un milieu linguistique. Celui-ci est caractérisé par des sons spécifiques que l'enfant perçoit, même déjà avant sa naissance. L'enfant baigne par conséquent dans la musique de la langue de ses parents. Il s'en imprègne. L'enfant va peu à peu apprendre à reconnaître cette mélodie, cette intonation, ces sons, à les reproduire en les imitant de façon de plus en plus fidèle.
Parallèlement, l'oreille se ferme aux sons non présents dans la langue maternelle.

Lorsque l'enfant aborde l'apprentissage d'une langue étrangère, cette langue se caractérise par sa propre musique, ses intonations et ses phonèmes. Or, comme nous l'avons dit précédemment, l'oreille s'est fermée à la perception de ces phonèmes « étrangers à la langue maternelle ». Il est par conséquent indispensable de « rééduquer » l'oreille et de lui réapprendre à percevoir des sons qu'elle n'avait plus l'habitude de discriminer.

Ce travail que nous avons appelé « discrimination auditive » doit être pratiqué pour chaque phonème non présent dans la langue française (ils sont répertoriés dans le BO d'août 2002), non seulement pour rééduquer l'oreille, mais pour permettre à l'enfant de les réaliser. Un phonème non perçu est un phonème que l'enfant ne saura pas produire.

C'est pourquoi nous réservons toujours un moment appelé « phonétique », dans lequel nous entraînons les élèves à « percevoir » et à « discriminer » un phonème, une intonation, une accentuation puis à les « reproduire ». Un entraînement régulier est indispensable.

Le choix des phonèmes travaillés répond à 2 critères : le premier est le recensement de ce phonème dans le BO, le second est la sélection d'un phonème en adéquation avec les besoins linguistiques de la fiche : travailler la discrimination et la reproduction de phonèmes spécifiques doit répondre à un besoin de communication : on entend et on produit correctement pour se faire comprendre.

Les activités proposées pour « rééduquer » l'oreille sont nombreuses et variées, l'enfant doit toujours éprouver du plaisir, le maître mot d'un apprentissage réussi.

Je viens de voir qu’il y a un CD audio inclus dans le guide pédagogique. A quoi sert-il ?
Ce CD permet à l’enseignant qui en éprouve le besoin de préparer les interventions orales du cours d’anglais :
Dans une partie générale, il répertorie les consignes de classe et les échanges récurrents de l’enseignant avec sa classe.
Pour chaque leçon, il présente le lexique et les structures travaillés. Enfin, il donne quelques modèles de dialogue que l’enseignant pourra par la suite animer tels quels ou avec des variations dans la classe. Il s’agit donc d’un véritable outil d’aide et de préparation.

Vous parlez de quatre activités langagières (compréhension de l’oral, production de l’oral, compréhension de l’écrit et production écrite). Dois-je travailler toutes les activités langagières au cours d’une séance ?
Prenons d’abord l’oral : pour amener un enfant à s’approprier lexique et structures, il est important de lui laisser le temps de s’imprégner de leurs sonorités, de les reconnaître à l’oral avant de lui en demander le réemploi. En effet, le passage à l’expression suppose celui à une autonomie grandissante. Ce processus doit donc être progressif. Dans un premier temps, il est indispensable que l’enseignant entende les productions des élèves. Ce n’est que par la suite qu’il leur attribue un travail en groupes organisé autour d’une tâche communicative.
Une fois ce travail fait, on procédera de la même manière pour l’écrit.
Il nous paraît important de respecter cet enchaînement des activités, nécessaire pour que l’enfant s’approprie la langue.
Par conséquent, il est tout à fait possible que toutes les activités langagières ne soient pas systématiquement travaillées en une seule séance de cours. L’essentiel est de poursuivre d’une séance sur l’autre l’enchaînement des activités langagières.

Faut-il évaluer à la fin de chaque cours ?
 Mises à part les trois leçons consacrées plus spécifiquement à l’évaluation (5,11 et 15), Domino & Co. intègre l’évaluation au processus d’apprentissage.
Elle prend la forme d’activités qui peuvent servir d’évaluation. Autrement dit, si l’enseignant a besoin de faire le point sur les acquis des élèves, sur leurs difficultés, s’il souhaite programmer avec précision la suite de son intervention, l’ajuster, il peut porter une attention plus particulière au résultat de cette activité.
Les situations d’évaluation possibles dans une fiche sont nombreuses et concernent l’ensemble des activités langagières. Il s’agit donc ici de propositions qui sont à la disposition des enseignants. Dans ce sens, l’évaluation s’inscrira naturellement dans le déroulement du cours à chaque fois qu’elle peut apporter des éléments utiles pour la suite de l’enseignement.